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Puerta Fajalauza
L'Albaicin se dresse sur un promontoire qui surplombe la ville, mais la montagne qui monte par derrière arrive jusqu'à l'extreme nord de l'ancienne muraille arabe, construite afin de renfermer Grenade et l'Alhambra pendant le XIVème siècle.
Là-haut, on découvre un quartier, encore plus élevé que l'Albaicin proprement dit, qui est connu pour la longue rue qui le traverse sinueusement, Calle San Luís, et surtout pour son monument principal, la Puerta de Fajalauza.
Fajalauza vient de l'expression arabe "champ de amandiers". Il y avait, et il y a encore, des poteries dans le quartier, ce qui fait que le terme "fajalauza" (prononcé fa-ha-LAU-sa, avec "lau" comme "cow" en anglais) signifie de nos jours toute la céramique typique grenadine peinte en vert, bleu et blanc, vendue dans les souks de la ville.

La Puerta de Fajalauza, vue du nord, son côté extèrieur...

...et du sud, son côté intèrieur.

Une cîterne public, restaurée comme monument historique. Les arabes faisaient venir l'eau par des aqueducs - "acequias" - des montagnes jusqu'au coeur de la ville, la repartissant par un réseau de ces réservoirs, "aljibes", où les gens la sortaient avec des jarres.


La rue San Luis va de l'ouest ver l'est, avec la Sierra Nevada au fond, et Wijjie avec Valentino qui descendent la pente.

L'église de San Luis fut détruite par le feu pendant la Guerre Civile, comme bien d'autres temples du quartier, mais elle n'a pas encore étée restaurée. Le clocher reste intacte, comme on voit ici, derrière la nef sans toit. Sur la droite, encore un aljibe, avec une maure qui n'attend pas son tour pour prendre de l'eau, mais son mari qui fait ses photos...

Une ancienne cîterne, vétuste.


Un long pan de la muraille mediévale, à l'est de la la Puerta Fajalauza. Los petits trous qu'on voit furent utilisés par les arabes, inventeurs de cette technique de construction, pour introduire des longues baguettes de bois qui servaient, comme des tirants, à attacher les deux côtés d'un cofré de planches, où l'on versait par la suite un mélange de mortier et gravier, "argamasa". Une fois les baguettes enlevées, on recouvrait les trous avec du mortier, mais le temps et l'érosion les ont remis à jour.

Une porte oublée de l'ancienne muraille, connue par les grenadins (ceux qui la connaissent, qui ne sont pas nombreux!) la Puerta de San Lorenzo. C'est à moi qu'ils pensaient, sans doute! Elle est connue aussi comme Postigo de San Lorenzo, pour être précis.

Elle a sa forme "en coude" d'origine, que beaucoup des autres portes arabes ont perdue parce qu'elles gênaient le passage. Mais sa voûte intérieure a étée bouchée, comme on voit ici, sur la gauche. Pendant la Guerre Civile, les gens du quartier ont trouvé ici un abri des attaques aériennes franquistes. Depuis, les clochards y ont dormi, et y ont fait du feu, comme on voit par les manches de fumée.
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GRANADA, CITY OF MY DREAMS, a book for the curious traveller, written and illustrated by Lorenzo Bohme and published by Editorial Natívola (2003) is now in its 3rd edition. To read about it and Nativola's other publications, click here. |
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